Privilège des justes
from Impensées dans le mouvant
Ne pas penser est un art Qui ne laisse de trace Que dans l'indicible. Jouer est une sériosité, Privilège Des justes.
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from Impensées dans le mouvant
Ne pas penser est un art Qui ne laisse de trace Que dans l'indicible. Jouer est une sériosité, Privilège Des justes.
from Impensées dans le mouvant
Aucune parole Ne s'accoutume De l'absence in- De l'absorption par+ D e La parole seule.
Aucune.
from Impensées dans le mouvant
Nous sommes tous différents. À quel point ? Nous sommes tous humains. À quel point ? Nous sommes tous. À quel point ?
from Impensées dans le mouvant
La simplicité Mutique, Cette densité, Soulève les joies Les joues Les fossettes trous de lèvres De mon visage retourné . La température du monde Se prélève Dans mon périnée . Tête de sexe Ventre génital L'avenir est L'appendice chaud du monde Une chaussette Pleine Du magma fumant . L'errance est seul Noyau irradiant Colère sexuelle . Frustration . Tête . Encore tête . Chaude tête . Tête de ventre . Amour issue . Pas solitaires d'incendie . Le hors me brûle, Je dois attraper quelque chose. Quelque chose de vivant. Je dois manger quelque chose de vivant. Je dois manger un caillou de volcan. Je veux manger un moineau, une mésange, Son vol dans ma gorge je veux Manger le vol du magma Et brûler d'une plume lourde Par l'enclume qui me traverserait et Le monde, mon périnée, Le flux sanguin du monde je suis La cheminée volcanique lente et profonde Brûleur de ciel Brûleur de monde de ciel Le ciel mon périnée Je te marche mes pieds de sexe Mes Lèvres Sur Ton Soleil.
from Impensées dans le mouvant
Feu l'explosion dans mon oreille. Feu le souffle décompressé de la vitesse des abcès feu Des tensions éventrées dans la fulgurance du feu La fulgurance du feu dans mon oreille comme l'explosion finie d'un larsen acouphène sourd qui Par vertige assourdissant Reflète mais(–+et/) révèle les souffles Des répétitions des Inachevé-e-s Des souffles respirant le feu dans l'oreille des paroles aux consonnes qui résonnent des abcès Du langage infini et incommencé Des corps des Corps crevés des Corps lumineux éclairant des corps nivols gras huileux des chaleurs flamme dans l'apparition nouvelle de celles déjà oubliées parce qu'ici enfin On oublie par explosion
!
Comment ne pas parler alors Des pensées absurdes Qui ensoleillent les paysages dévastés, qui Dans leur horizon couvrant recouvrent La lucidité
!
Un poème Qui aurait pu continuer
Et qui
!
Dévoré par le feu Son instant dépassé
!
L'espoir du feu Dévorant
!
L'espoir né D'une sidération
Par le feu !
Parce que Il ne peut rien y être d'autres À l'Esprit.
from Cristaux de Spectres
Je dois rapidement retrouver ma lenteur ! Elle doit être par là je suis sûr qu'elle est par ici c'est par ici que je l'ai perdu.
from Stratotrates
Je suis pressé D'avoir le temps. C'est un peu comme La peur de mourir comme La joie d'échapper À la joie elle-même.
from Cristaux de Spectres
C'est l'impatience de découvrir La grouillabaisse des écophonies La mandricule d'un rapitique gorazio Les mancolique menthropiques devalescences Corrobulées d'anchosolites fedestrielles Et de partures à ficelles. Cette impatience décobile Cette habituelle ventrification Cette mystérieuze pleine d'échaciers ce Sprint vers l'imposture aux Formes à forceps ! Cette impatience tourelle qui Eldaire ma couscousd'iff, Quel soulagement ! Enfin, Quel soulagement.
from Cristaux de Spectres
Immergé dans l'invisible et Transparente Absence D'un autre temps, Et des ailleurs confondus Dans La superposition des Étrangetés familières et confortable cet Amour de l'inconnu qui en Repoussant sans cesse la conscience me Loge me Dissout me Dort me Sauve me Chez moi me Dans dans mon Ombre d'ombre et Blouie ma frontale persévérance à Me Ne Me Être À cette place Autre Chaque fois autre tout Le temps confondu je Suis brouillard aux nerfs Nerfs touchant le monde je Tiens le monde Comme un brouillard d'ombre D'ombre C'est la densité Verticale De mon endroit.
from Cristaux de Spectres
“Contre la grisaille mentale, Un peu de couleur et Un bout de papier.
C'est l'utopie la plus grande.”
Signé Un renard.
from Stratotrates
Dystopie Est Destinée de la pensée.
Incapable d'être dans le présent mouvant la Destinée désespère de Son avenir comme Avenir confondu dans son Histoire.
L'utopie est un pharaon phantasme délirant et Intouchable, aussi Invisible que Concret. Elle
Plonge le présent dans sa nature spacieuse dynamique où
L'être n'échappe à la tragédie que lorsqu'il Trouve L' Insouciance.
Ne pas savoir ne peut être qu'une volonté.
from Cristaux de Spectres
Parler dans le vide est l'expérience qui nous distingue du vide.
from Stratotrates
La pensée est un espace commun Nourrie par un lieu commun. Internet est devenu ce lieu abstrait Qui forge les pensées, Faisant abstraction Des nécessités à être et aussi Du concret.
from Stratotrates
Le silence, C'est tout ce qui est interdit Et Rendu impossible par Ceux là Qui espèrent La fin Des intériorités.