Je ne crois pas aux robots mixeurs
Je ne crois pas aux trottoirs
Je ne crois pas non plus aux cartes mères
Ainsi qu'aux télévisions, et autres perceuses encore
Aucun mur en béton n'est crédible et
Il faudrait être fou pour croire aux magasins
Je ne crois pas aux frigos de bières et aux rustines à la fusion aux aérosols à la direction des ressources inertes à la frontière des éthiques aux politiques assistées par intérêt général de la santé du roi par la garniture de la tartine de boulons dans la tech minimaliste des enfants idéaux dans le projet de la solitude des uns pour la libération des uns dans le nid mental d'une perfusion de hanche aux pornographies utopiques des autres nourris comme
D'une
Négociation avec un mouton.
On ne négocie pas avec un belier sans l'assurance d'un bon coup de tête.
Je n'y crois pas.
Je passe ma vie à ne pas y croire.
Je crois ma vie à passer sans y croire et ainsi je préserve
Mon regard affûté.
Quand je pense
Que penser
Est ce qui permet d'écrire et
Quand je pense que penser
Est ce qui entrave les flammes
Alors
Je comprends que la poésie ne peut
Véritablement
N'être
Qu'une peinture abstraite
Laissée au hasard
D'une trace
Involontaire.
La vérité est que la parole n'est qu'un vaste commentaire.
Comment faire des intimités un contrat social ?
Les arbres répondent aux chevaux
Que les aurochs sont des sillons
Et qu'une mante ronge le cosmos