Impensées dans le mouvant

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La vérité est que la parole n'est qu'un vaste commentaire. Comment faire des intimités un contrat social ? Les arbres répondent aux chevaux Que les aurochs sont des sillons Et qu'une mante ronge le cosmos

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Petits pieds Moins de deux Des morceaux De cerceau de Flaque à surface Plic à pluie ces Pieds

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L'oeuf n'est pas un schéma., C'est une poule.

Cette poule est confondue de poussins, Comme la grêle.

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Ne pas penser est un art Qui ne laisse de trace Que dans l'indicible. Jouer est une sériosité, Privilège Des justes.

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Aucune parole Ne s'accoutume De l'absence in- De l'absorption par+ D e La parole seule.

Aucune.

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Nous sommes tous différents. À quel point ? Nous sommes tous humains. À quel point ? Nous sommes tous. À quel point ?

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La simplicité Mutique, Cette densité, Soulève les joies Les joues Les fossettes trous de lèvres De mon visage retourné . La température du monde Se prélève Dans mon périnée . Tête de sexe Ventre génital L'avenir est L'appendice chaud du monde Une chaussette Pleine Du magma fumant . L'errance est seul Noyau irradiant Colère sexuelle . Frustration . Tête . Encore tête . Chaude tête . Tête de ventre . Amour issue . Pas solitaires d'incendie . Le hors me brûle, Je dois attraper quelque chose. Quelque chose de vivant. Je dois manger quelque chose de vivant. Je dois manger un caillou de volcan. Je veux manger un moineau, une mésange, Son vol dans ma gorge je veux Manger le vol du magma Et brûler d'une plume lourde Par l'enclume qui me traverserait et Le monde, mon périnée, Le flux sanguin du monde je suis La cheminée volcanique lente et profonde Brûleur de ciel Brûleur de monde de ciel Le ciel mon périnée Je te marche mes pieds de sexe Mes Lèvres Sur Ton Soleil.

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Feu l'explosion dans mon oreille. Feu le souffle décompressé de la vitesse des abcès feu Des tensions éventrées dans la fulgurance du feu La fulgurance du feu dans mon oreille comme l'explosion finie d'un larsen acouphène sourd qui Par vertige assourdissant Reflète mais(–+et/) révèle les souffles Des répétitions des Inachevé-e-s Des souffles respirant le feu dans l'oreille des paroles aux consonnes qui résonnent des abcès Du langage infini et incommencé Des corps des Corps crevés des Corps lumineux éclairant des corps nivols gras huileux des chaleurs flamme dans l'apparition nouvelle de celles déjà oubliées parce qu'ici enfin On oublie par explosion

!

Comment ne pas parler alors Des pensées absurdes Qui ensoleillent les paysages dévastés, qui Dans leur horizon couvrant recouvrent La lucidité

!

Un poème Qui aurait pu continuer

Et qui

!

Dévoré par le feu Son instant dépassé

!

L'espoir du feu Dévorant

!

L'espoir né D'une sidération

Par le feu !

Parce que Il ne peut rien y être d'autres À l'Esprit.

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J'ai vu le vent penser l'oiseau J'ai vu l'oiseau penser le jour J'ai vu le jour penser la terre J'ai vu la terre penser le vent J'ai vu le temps penser l'endroit J'ai vu l'endroit démoli J'ai vu le monde démoli J'ai vu la puissance démolir la pensée J'ai vu la pensée penser sa démolition J'ai vu l'amour destructurant Je me suis vu Courrir Mes jambes Mes bras Ma course embrassait Le mouvement de la promesse Des souvenirs démolis Ma course démolie Joyeuse démolie Dans le vent qui me pensait Un oiseau

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Une chose n'est désirable que parce qu'elle est un choix. J'aime marcher. C'est un plaisir. Je marche quand l'envie m'en prend et alors je sais que marcher est une chose désirable. Si je suis contraint de marcher jour et nuit, alors marcher est un devoir non désirable. Ici, marcher est devenu une torture. Une chose à laquelle on ne peut échapper est une torture. Une interrogation surgit alors : La fiction est elle désirable ?

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