La simplicité
Mutique,
Cette densité,
Soulève les joies
Les joues
Les fossettes trous de lèvres
De mon visage retourné
.
La température du monde
Se prélève
Dans mon périnée
.
Tête de sexe
Ventre génital
L'avenir est
L'appendice chaud du monde
Une chaussette
Pleine
Du magma fumant
.
L'errance est seul
Noyau irradiant
Colère sexuelle
.
Frustration
.
Tête
.
Encore tête
.
Chaude tête
.
Tête de ventre
.
Amour issue
.
Pas solitaires d'incendie
.
Le hors me brûle,
Je dois attraper quelque chose.
Quelque chose de vivant.
Je dois manger quelque chose de vivant.
Je dois manger un caillou de volcan.
Je veux manger un moineau, une mésange,
Son vol dans ma gorge je veux
Manger le vol du magma
Et brûler d'une plume lourde
Par l'enclume qui me traverserait et
Le monde, mon périnée,
Le flux sanguin du monde je suis
La cheminée volcanique lente et profonde
Brûleur de ciel
Brûleur de monde de ciel
Le ciel mon périnée
Je te marche mes pieds de sexe
Mes
Lèvres
Sur
Ton
Soleil.
Feu l'explosion dans mon oreille.
Feu le souffle décompressé de la vitesse des abcès feu
Des tensions éventrées dans la fulgurance du feu
La fulgurance du feu dans mon oreille comme l'explosion finie d'un larsen acouphène sourd qui
Par vertige assourdissant
Reflète mais(–+et/) révèle les souffles
Des répétitions des
Inachevé-e-s
Des souffles respirant le feu dans l'oreille des paroles aux consonnes qui résonnent des abcès
Du langage infini et incommencé
Des corps des
Corps crevés des
Corps lumineux éclairant des corps nivols gras huileux des chaleurs flamme dans l'apparition nouvelle de celles déjà oubliées parce qu'ici enfin
On oublie par explosion
!
Comment ne pas parler alors
Des pensées absurdes
Qui ensoleillent les paysages dévastés, qui
Dans leur horizon couvrant recouvrent
La lucidité
!
Un poème
Qui aurait pu continuer
Et qui
!
Dévoré par le feu
Son instant dépassé
!
L'espoir du feu
Dévorant
!
L'espoir né
D'une sidération
Par le feu !
Parce que
Il ne peut rien y être d'autres
À l'Esprit.
J'ai vu le vent penser l'oiseau
J'ai vu l'oiseau penser le jour
J'ai vu le jour penser la terre
J'ai vu la terre penser le vent
J'ai vu le temps penser l'endroit
J'ai vu l'endroit démoli
J'ai vu le monde démoli
J'ai vu la puissance démolir la pensée
J'ai vu la pensée penser sa démolition
J'ai vu l'amour destructurant
Je me suis vu
Courrir
Mes jambes
Mes bras
Ma course embrassait
Le mouvement de la promesse
Des souvenirs démolis
Ma course démolie
Joyeuse démolie
Dans le vent qui me pensait
Un oiseau
Une chose n'est désirable que parce qu'elle est un choix.
J'aime marcher. C'est un plaisir. Je marche quand l'envie m'en prend et alors je sais que marcher est une chose désirable.
Si je suis contraint de marcher jour et nuit, alors marcher est un devoir non désirable. Ici, marcher est devenu une torture.
Une chose à laquelle on ne peut échapper est une torture.
Une interrogation surgit alors :
La fiction est elle désirable ?
Chercher à résoudre un problème,
C'est ne pas lui laisser la chance
Ce n'est pas se laisser la chance à soi-même
D'éprouver la possibilité et même le soupçon,
La lucidité,
Que, peut-être,
Je suis vivant,
Et que cela mériterait tout de même un petit peu d'attention.
Ici, le rire est une attitude nécessaire et suffisante
Qui ne connaît aucun équivalent
Pour quiconque chercherait une ultime responsabilisation.
Je suis
Poète.
Je suis
Fait pour la traque.
Je suis
Poète.
Je trouve.
Quand tu lis que je pense,
Tu penses ce que je pense.
C'est parce que je pense
À ta place.
Et cela c'est parce que je suis
Poète,
Et que mon ciel est ton corps et
Que ton corps pense dans mon corps,
Et que ma pensée dans ton corps
Est comme ton ciel,
Que ton ciel est mon corps,
Et que la pensée du ciel est le corps inconscient de ton frère.
Je suis poète
Parce que quand tu me lis tu
Decouvres
Que tu es le frère siamois du ciel,
Que ton frère siamois est un ciel englué
De morceaux volants
De poètes.
Le matin,
Le matin et ses nuages couchés,
Le matin et les rayons de nuages couchés,
Le matin et ses rayons couchés de nuages,
Le matin blanc et les rayons couchés de ses nuages blancs étalés,
Le matin étalé de blanc et ses rayons étalés en nuées de nuages couchés couvrant le soleil,
Le matin et les rayons couchés blancs de nuages blancs couchés dans les sols inversés du ciel, du sol inversé des ciels nuageux des rayons blancs caressant le paysage épais du matin petit soleil blanc,
Petit soleil froid et blanc du matin dans les rayons de nuées du sol inversé par l'épaisseur couchée,
Matin blanc de nuages couché,
Matin couché des nuages blancs rayonnants.
Mon ciel,
Il n'est que le matin et déjà ta beauté me condamne
À l'épaisseur verticale à
La sidération mutique au
Bégaiement blanc de mon humanité.