Il y a dans l'invisible, une dimension plus concrète encore que le mystique.
Il y a dans l'invisible, l'interface d'une articulation qui lie
Qui lie l'être à son espace.l'être à son espace.
La parole est cette substance qui change l'essentiel en factuel Et
Détériore l'espace et le concret pour ne faire de la
Vérité
Qu'une triste chimère intellectuelle où
Fond rongée creusée trouée aBîmée
La beauté.
Je me suis moi-même perdu dans l'ivresse vertigineuse et
Raisonnable de
La poésie littéraire.
Une fois perdu et noyé dans le charbon social de la pensée,
J'ai pu constater ma
Mort organique et
L'extinction totale de mon lyrisme poétique.
Ce fut une extinction interminable.
Ce fut une disparition douloureuse
Dans une inconscience persistante.
Sortie de la matière,
Il ne restait plus que le mouvement nu :
« le mouvant ».
Mon ventre était son interprète,
J'étais son organe.
Tout n'était plus que Fantasia :
Lumière chaude articulant le corps et l'esprit dans l'interface du vivant, mon humanité était poète et
Ma parole maintenant
Est intouchable.
J'ai logé dans ta nuit tapissée de regards.
Mon feu révélait ta veille
Dans le reflet froid des retines.
J'ai senti la fragilité du calme et
La peur capable
D'embraser la montagne
De cri
Et de sang
Les cris immobiles et
Les hululement craquelant
Des branches séchées par
La vigilance tétanique
Ont eu raison cette nuit
De mon humanité.
La moisissure quantique
De mon corps accroupi
Dans les feuilles brûlantes
Des eaux croupies
L'air s'est mélangé à ma peau
Mon regard changé en oeil
Ma parole n'était que le chant sauvage
De ma présence.
Je n'étais rien d'autre
Que cette peur confortable
Emmanant le suc
D'une viande nerveuse
Et trop maigre
J'aime mes sens,
Quand ils saturent.
J'aime le monde,
Le monde brûlant,
Le monde qui
Me légitime, le monde
Inintelligible, ce monde
Accablant qui
Me nidifie
Dans le ridicule
Et l'insignifiance.
J'aime la lumière,
La lumière
Des zéniths multipliés, quand
Elle me baigne
De ses maternités.
J'aime ce vide plein
De mémoires d'orgasmiques
De paix
Et de désirs où les objets
Sont rendus invisibles où
Le désir, isolé, est devenu
La nudité mentale
La nudité portée
À ma condition
Sauvage
Enfin
Déshumanisé.