Immergé dans l'invisible et
Transparente
Absence
D'un autre temps,
Et des ailleurs confondus
Dans
La superposition des
Étrangetés familières et confortable cet
Amour de l'inconnu qui en
Repoussant sans cesse la conscience me
Loge me
Dissout me
Dort me
Sauve me
Chez moi me
Dans dans mon
Ombre d'ombre et
Blouie ma frontale persévérance à
Me
Ne
Me
Être
À cette place
Autre
Chaque fois autre tout
Le temps confondu je
Suis brouillard aux nerfs
Nerfs touchant le monde je
Tiens le monde
Comme un brouillard d'ombre
D'ombre
C'est la densité
Verticale
De mon endroit.
Vous êtes, poètes,
Cette mélodie qui accorde au monde
Les êtres pensants.
Vous êtes, poètes,
À l'image d'Orphée,
Ces êtres indispensables
Qui négocient
La volonté des dieux.
Ne vous retournez pas,
N'attendez pas que l'on vous suive,
Chantez, laissez la
Matière en vibration et
Disparaissez !
Il ne doit rien rester d'autre
Que l'autorité et
La lumière du vent
Dans laquelle
Vous vous serez évanoui
Par le chant.
Furetez dans les ombres
Et mettez vos corps
Sur l'autel du dicible. Faites
Couler les râles comme
De la vermine grimpante
Au pieds de cette humanité.
Ainsi seulement
Elle recommencera
À danser.
Il y a dans l'invisible, une dimension plus concrète encore que le mystique.
Il y a dans l'invisible, l'interface d'une articulation qui lie
Qui lie l'être à son espace.l'être à son espace.
La parole est cette substance qui change l'essentiel en factuel Et
Détériore l'espace et le concret pour ne faire de la
Vérité
Qu'une triste chimère intellectuelle où
Fond rongée creusée trouée aBîmée
La beauté.
Je me suis moi-même perdu dans l'ivresse vertigineuse et
Raisonnable de
La poésie littéraire.
Une fois perdu et noyé dans le charbon social de la pensée,
J'ai pu constater ma
Mort organique et
L'extinction totale de mon lyrisme poétique.
Ce fut une extinction interminable.
Ce fut une disparition douloureuse
Dans une inconscience persistante.
Sortie de la matière,
Il ne restait plus que le mouvement nu :
« le mouvant ».
Mon ventre était son interprète,
J'étais son organe.
Tout n'était plus que Fantasia :
Lumière chaude articulant le corps et l'esprit dans l'interface du vivant, mon humanité était poète et
Ma parole maintenant
Est intouchable.